Né en 1968 à Lisbonne. Il a représenté le Portugal à la Biennale de Venise en 2011.
En résidence à l’Atelier Calder de mars à mai 2015.
Francisco Tropa développe un travail nourri de références littéraires, historiques et philosophiques. Il reprend notamment le titre d’un texte poétique et mystique écrit par Cicéron au cours du Ier siècle avant notre ère, mettant en scène Scipion Émilien. Le récit est centré sur un rêve au cours duquel quelques personnages historiques illustres lui expliquent l’organisation cosmique du monde et lui enseignent que l’immortalité de l’âme sera conférée aux hommes ayant agi en bien.
Avec un certain sens de l’absurde, Francisco Tropa interroge la notion de réalité, ses perceptions variables comme ses angles morts. Son travail met en jeu différents points de vue et questionne les phénomènes de perception.
L’artiste développe également des protocoles de mise en œuvre où le mouvement occupe une place importante. Les déplacements, les états intermédiaires et les traces laissées par les différentes étapes participent pleinement au processus de réalisation. Le titre de certaines de ses œuvres est également emprunté à la littérature, comme à la pièce du même nom que Samuel Beckett avait écrite pour la télévision. Les références qu’il convoque sont ainsi réinterprétées à travers des questions de mouvement, de perception, de temporalité et de matérialité.
« Dans mon travail, le geste opposé est aussi intéressant que le positif. C’est aussi puissant. C’est une récurrence dans mon travail. Je fais une chose, ensuite je tente l’opposée et cela marche aussi bien. Les opposés sont de vrais moteurs de la composition artistique. » ─ Propos de Francisco Tropa recceuillis par Isabelle Reiher lors d’un entretien, le 8 octobre 2025.