Né en 1974 à Copenhague, il vit et travaille à Copenhague et Berlin. L’artiste a étudié à la Royal Academy of arts de Copenhague et à la Hochschule für Bildende Künste Francfort.
En résidence à l’Atelier Calder de septembre 2009 à janvier 2010.
Le temps, comme quatrième dimension de l’espace, peut être pensé autant en termes de relativité que d’illusion. Le réel et le présent – l’ici et maintenant – correspondent-ils à la même idée, sont-ils superposables, sont-ils identiques d’un observateur à l’autre ?
À travers des installations ou des formes sculpturales souvent simples et géométriques, Jeppe Hein s’inscrit dans la filiation de la tradition minimaliste des années 1960 tout en la questionnant par le jeu, par l’humour, et en y introduisant comme un élément fondamental le regard du visiteur. À l’instar de Moving neon cube, ses oeuvres dévoilent souvent leur propre fonctionnement selon un principe de construction/déconstruction qui fait aussi apparaître leur modularité propre, et plus largement celle de l’espace, induisant en cela un rapport entre la forme sculpturale et l’architecture.
Le rapport que Jeppe Hein propose entre son travail et l’art cinétique indique que le mouvement et le temps sont considérés comme des matériaux inhérents et primordiaux à sa pratique sculpturale.
Lors de sa résidence à l’Atelier Calder en 2009-2010, il va plus loin en proposant un Circus Hein sur le thème de l’art et du cirque. Il avait alors invité de nombreux artistes (plasticiens, circassiens, performeurs) à construire un spectacle collectif produit en partenariat avec le Frac Centre – Val de Loire.