Née en 1980 à Wadena (Minnesota, États-Unis). Elle vit et travaille à New York. Elle a étudié à St. Cloud State University et à l’Université de Chicago.
En résidence à l’Atelier Calder de mai à juillet 2018.
Au cours de sa résidence à l’atelier Calder, Valerie Snobeck développe un travail de recherche autour d’éléments architecturaux néoclassiques qu’elle déconstruit et réinterprète (A daisy with two leaves). Cette manière de réfléchir son procédé plastique à partir d’une fragmentation analytique est récurrente. Le questionnement formel ne se départit jamais d’un questionnement structurel voire politique qui met ou remet en jeu les fonctionnements dominants du système productiviste.
À travers le long et lent démantèlement de l’objet, l’artiste donne à voir sa méthode de travail basée sur une déconstruction analytique des normes sociales dominantes. Ici, sans qu’aucun mot ne soit prononcé, sont mises en question les activités productivistes et économiques menées par quelques grandes firmes et puissants au détriment de l’environnement et du reste de l’humanité. Elle prend d’ailleurs le contrepied de la vitesse qui caractérise nos sociétés contemporaines et leurs fonctionnements structurels et économiques en valorisant la lenteur, mais aussi le calme et la précision des gestes de l’horloger.